Blog / La préparation du papier

vendredi 1 octobre 2010

Préparation du papier

Les tirages sont réalisés sur du papier Platine fabriqué par le Moulin d’Arches, une papeterie fondée en 1492 dans les Vosges (France).

Ce papier d’art de 310 g/m² est fabriqué à l’ancienne sur forme ronde. Il est sans acide, ni réserve alcaline, ni azurant optique. Garanti 100 % coton, il a été spécialement conçu pour les tirages platine-palladium.

Préparation du papier

La feuille fait 381 x 283 mm, le négatif 279 x 216 mm. Cela permet de déterminer des marges de 33 mm et 51 mm.

Préparation du papier

Je place des repères au crayon à 33 mm du bord haut et à 51 mm du bord droit.

Préparation du papier

Je positionne un négatif sur les repères, celui-ci me permet de placer avec facilité les repères opposés (en bas et à gauche), parfaitement parallèles aux premiers.

Préparation du papier

Grâce aux repères au crayon, je peux positionner mes bandes de masquage. J’utilise du ruban Scotch-Blue 2080 qui est repositionnable, il se décolle sans abîmer la surface du papier et résiste bien à l’humidité.

Préparation du papier

La surface qui va recevoir la solution photosensible est maintenant délimitée.

Préparation du papier

La solution (oxalate ferrique + tétrachloropalladate de sodium + chloroplatinate de potassium) est préparée au compte-gouttes.

Préparation du papier

La solution photosensible est versée sur le papier. Inutile de travailler dans le noir, la solution n’est pas assez sensible pour être affectée par un éclairage standard (lampe de 60 W). On évitera toutefois de travailler au soleil.

Préparation du papier

La solution est rapidement étendue avec une brosse. L’opération demande une certaine pratique pour avoir une répartition uniforme et ne pas endommager la surface du papier.

Préparation du papier

Le papier va maintenant être mis à sécher, à l’air libre et dans l’obscurité. Au bout de trente minutes, les bandes de masquage sont enlevées, le papier est prêt à être exposé.

De mon expérience, un papier qui a trop séché ne donne pas de bons résultats. Il doit être juste assez sec en surface pour ne pas endommager le négatif.

Préparation du papier

Grâce aux bandes de masquage, nous obtenons un tirages à “bord droits”.

Solution margée à bords droits

Exemple de tirage à bords droits.

Par goût esthétique ou pour traduire l’aspect artisanal du procédé, certains préfèrent des “bords libres”, sans bandes de masquage, ce qui laisse apparaître autour de l’image les traces du pinceau ayant servi à étendre la solution photosensible sur le papier.

Dans la technique à “bords libres”, on ne pose pas de bandes de masquages, juste de discrets repères au crayon qui aident à repérer la surface à couvrir.

Préparation du papier

La solution est étendue rapidement sur le papier avec des mouvements croisés.

Préparation du papier

De cette façon, on verra les traces de pinceau sur le tirage final au lieu d’une bordure droite.

Solution à bords libres

Exemple de tirage à bords libres.